Squatting de domicile ou Airbnb en France: comment s’en protéger

Le squatting, ou occupation illégale d’un bien immobilier sans droit ni titre, est un phénomène qui préoccupe de nombreux propriétaires en France. Il peut toucher les domiciles principaux, secondaires ou même les locations courtes durées comme Airbnb. Selon une étude du ministère de la Justice, près de 1 130 décisions judiciaires ont été rendues en 2019 pour des cas de squats, avec une expulsion ordonnée dans 93 % des cas. Bien que rare – environ 1 cas sur 100 000 pour les locations Airbnb selon des estimations d’avocats – le squatting peut causer des dommages financiers et psychologiques importants. Ce guide bien recherché, basé sur des sources officielles et récentes (jusqu’en 2025), vous explique le cadre légal, les spécificités des cas Airbnb, des statistiques, et des conseils de prévention pour renforcer votre sécurité personnelle. Il s’inscrit dans la lignée de nos articles sur la sécurité du domicile.

Sommaire

Qu’est-ce que le Squatting ?

Le squatting désigne l’occupation illégale d’un bien immobilier vacant ou non, sans l’accord du propriétaire et sans titre légal (bail, etc.). En France, il est réprimé par le Code pénal et des lois spécifiques. L’article 226-4 punit l’introduction dans le domicile d’autrui par manœuvres, menaces ou contrainte de trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende (peines triplées depuis la loi anti-squat de juillet 2023). Les squatteurs peuvent être des individus isolés (39 % des cas), des familles (45 %), ou des groupes organisés exploitant des failles juridiques. Pour les domiciles, cela inclut les maisons principales, secondaires, ou louées temporairement comme via Airbnb, où les squatteurs se font passer pour des locataires pour prolonger leur séjour illégalement. Ce phénomène, bien que minoritaire, a augmenté avec la crise du logement et les plateformes de location courte durée.

En France, le squatting est réprimé par le Code pénal et des lois spécifiques. L’article 226-4 punit l’introduction dans le domicile d’autrui par manœuvres, menaces ou contrainte de trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende (peines triplées depuis la loi anti-squat de juillet 2023). La loi n° 2023-668 du 27 juillet 2023, dite « loi Kasbarian », a accéléré les procédures : expulsion administrative possible en 72 heures pour les domiciles (principaux ou secondaires), sans trêve hivernale pour les squatteurs (contrairement aux locataires en impayé).

Procédure d’expulsion :

  • Moins de 48 heures : Flagrant délit de violation de domicile ; les forces de l’ordre peuvent évacuer immédiatement sur plainte du propriétaire.
  • Au-delà : Demande au préfet pour expulsion forcée, avec preuve que le bien est un domicile (factures, etc.). Si refus, recours judiciaire via assignation en expulsion (délai de 2 mois minimum).

En 2025, des propositions visent à obliger les propriétaires à porter plainte dans 45 jours, mais cela ne rend pas les squatteurs inexpulsables après ce délai – c’est une rumeur infondée. La loi étend aussi la protection aux meubles et locaux professionnels.

Le Squatting d’un Domicile via Airbnb

Les cas de squatting via Airbnb ou plateformes similaires se multiplient, exploitant une faille juridique : une location courte durée (moins de 30 jours) peut être requalifiée en bail locatif si le « locataire » refuse de partir, invoquant une occupation prolongée. Les squatteurs réservent pour quelques jours, puis s’installent, profitant de la protection des locataires (trêve hivernale du 1er novembre au 31 mars, expulsion judiciaire longue).

Exemples récents (2025) :

  • À Paris, un squatteur a réservé 3 jours via Airbnb, stayed des mois, coûtant 10 000 € en frais légaux au propriétaire.
  • À Marseille, un cas similaire avec une famille qui a invoqué le « droit au logement », retardant l’expulsion.

Ces squats restent rares (1 sur 100 000 réservations), mais augmentent avec la popularité des plateformes. La loi anti-squat de 2023 s’applique si prouvé comme intrusion, mais pas si un « bail » est simulé.

Statistiques et Cas Réels

Les statistiques officielles sur le squatting sont limitées, mais une étude du ministère de la Justice sur 2019 révèle :

  • 1 130 décisions judiciaires.
  • Profils : 45 % familles, 39 % personnes seules.
  • Expulsions : 93 % totales, 2 % partielles.

En 2024-2025, les cas médiatisés incluent l’expulsion de 450 personnes d’un squat géant à Vitry-sur-Seine avant les JO de Paris. Pour Airbnb, pas de stats officielles, mais des avocats estiment une hausse due à la crise du logement. Un cas emblématique : Une famille à Lyon squatte un Airbnb pendant 7 mois, forçant le propriétaire à des procédures coûteuses.

Prévention et Conseils Pratiques

Pour éviter le squatting :

  • Sécurisez votre domicile : Alarmes, caméras, visites régulières pour les secondaires. Changez les serrures après un départ.
  • Pour Airbnb : Vérifiez l’identité des locataires (pièce d’identité), limitez les séjours à <30 jours, utilisez des contrats clairs. Installez des serrures connectées pour bloquer l’accès à distance. Souscrivez une assurance spécifique couvrant les squats.
  • Action rapide : En cas de suspicion, portez plainte immédiatement pour activer le flagrant délit.

Astuce : Utilisez l’app « Ma Sécurité » pour signaler rapidement aux forces de l’ordre.

Limites et Ressources Supplémentaires

Ces conseils ne remplacent pas un avis juridique personnalisé. Le squatting reste rare, mais ses conséquences sont graves ; consultez un avocat ou le site Service-Public.fr pour des cas spécifiques. En cas d’urgence, appelez le 17. Pour plus, lisez nos articles sur la sécurisation du domicile. Vos commentaires sur securiteperso.fr nous aident à enrichir ce guide. Protégez votre bien et restez vigilant !


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